Bruno Bussière ; Robin Potvin ; Anne-Marie Dagenais ; Michel Aubertin ; Abdelkabir Maqsoud et al. - Restauration du site minier Lorraine, Latulipe, Québec : Résultats de 10 ans de suivi

eid:7908 - Environnement, Ingénierie & Développement, 1 janvier 2009, N°54 - Avril-Mai-Juin 2009 - https://doi.org/10.4267/dechets-sciences-techniques.1254
Restauration du site minier Lorraine, Latulipe, Québec : Résultats de 10 ans de suiviArticle

Auteurs : Bruno Bussière 1; Robin Potvin 1; Anne-Marie Dagenais 2; Michel Aubertin 1; Abdelkabir Maqsoud 1; Johanne Cyr 3

Le gisement polymétallique de la mine Lorraine (Latulipe, Québec), exploité de 1964 à 1968, a généré environ 600 000 tonnes de résidus miniers potentiellement générateurs d’acide. Ces résidus ont été entreposés dans un parc d’une superficie de 15,5 hectares. Le parc a été laisse à l’abandon pendant environ 30 ans. Durant cette période, les réactions d’oxydation des sulfures contenus dans les rejets miniers se sont enclenchées, ce qui a conduit à la génération de drainage minier acide (DMA), dont les traces sont principalement observées dans le secteur sud du parc. Afin de réduire les impacts sur l’environnement, des travaux de restauration ont été entrepris a l’été 1998. L’approche de restauration préconisée inclut la construction d’une couverture avec effets de barrière capillaire (CEBC) pour limiter la migration de l’oxygène jusqu’aux résidus réactifs. En plus de la CEBC, un système de traitement passif, constitue de drain dolomitique (3) et calcique (1), a été mis en place pour améliorer la qualité de l’eau des exfiltrations du site. Les mesures effectuées sur le site montrent qu’après une période transitoire de deux ans, la CEBC est efficace pour limiter la migration de l’oxygène. Les flux mesures sont inferieurs à l’objectif de design, qui était de l’ordre de 20 à 40 g d’O2/m2/an. Malgré la bonne performance de la CEBC, l’eau qui sort du site (avant traitement passif) ne respecte toujours pas les critères de rejets québécois ; cependant, une amélioration notable a été observée au cours des deux dernières années. Grâce aux drains dolomitiques, on améliore significativement la qualité de l’eau de l’effluent final, sans toutefois respecter tous les critères.


Volume : N°54 - Avril-Mai-Juin 2009
Publié le : 1 janvier 2009
Importé le : 29 juillet 2021
Mots-clés : [SDE.IE]Environmental Sciences/Environmental Engineering

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